L’inspection de votre maison : Le dernier chapitre!

L’inspection de votre maison : Le dernier chapitre!

by Dominique Sanfaçon

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« Profitez de ce marché d’acheteur et bonnes visites! »

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Si vous avez lu tous les blogues où nous vous donnions des conseils sur l’inspection de votre terrain et de votre maison, vous serez enchanté de savoir qu’il y en a un autre pour vous cette semaine! La 4e et dernière étape approche, alors franchissez la porte de votre demeure et analysez celle-ci de fond en comble :

1. Ventilation des salles de bain

Bien que les salles de bain soient généralement munies d’une fenêtre, il est peu probable que vous décidiez de l’ouvrir à -30 degrés au sortir de la douche. Afin d’éviter la création de moisissure, les salles de bain doivent être équipées d’un ventilateur évacuant l’air humide vers l’extérieur. Cette exigence étant complétée, vous pouvez aussi vous assurer que le conduit menant à l’extérieur ne soit pas en plastique pour éviter de la condensation dans l’entretoit. Un spécialiste en ventilation pourra vous conseiller sur les matériaux à utiliser ainsi que sur la puissance d’évacuation recommandée en fonction de la grandeur de votre pièce. L’écaillement de la peinture ou la présence de légers cernes pourraient démontrer une ventilation déficiente de la salle de bain.

2. Surface des planchers

Que la maison visitée soit âgée ou non, il vous est possible de constater rapidement un dénivelé dans les planchers en vous « trainant les pieds » d’un mur à l’autre, ça vous évite de littéralement vous allonger au sol. Si vous remarquez une surface bombée ou enfoncée de façon prononcée, vous pouvez alors vous interroger sur le type de poutre principale qui soutient la maison et sur les mouvements que la maison a pu subir.

3. Les fenêtres

Qu’elles soient en bois, en aluminium ou en PVC, les fenêtres ont différents niveaux de qualité et leur qualité isotherme peut en être influencée. De la condensation dans les fenêtres peut être un signe de présence d’humidité et un examen plus approfondi est recommandé. Peut-être que ça ne peut être qu’un problème d’isolation, mais dans les deux cas, ça se vérifie en un coup d’œil.

4. L’entretoit

Si l’accès au grenier vous est facile, dans le cas où le vendeur coopère bien ou encore que le grenier est semi-aménagé, vous pourrez alors valider le type d’isolation de celui-ci ainsi que l’épaisseur d’isolant qui s’y retrouve. Avec tous les programmes écoénergétiques de nos gouvernements, ces normes ne cessent d’augmenter, mais une recherche rapide sur leurs sites peut parfois vous donner droit à des subventions qui pourraient non seulement améliorer votre qualité de vie dans la maison, mais aussi générer des économies à long terme.

5. Fermes de toit

Puisque vous vous êtes déjà donné le mal de grimper au grenier, vous pouvez en profiter pour valider l’état des fermes de toit qui soutiennent les panneaux de contreplaqués ainsi que l’épaisseur de ces derniers. La présence de zones humides ou noircies pourrait être un signe d’une infiltration d’eau antérieure ou pire toujours active. Ne descendez pas si vite! Une dernière chose…

6. L’aération du toit

Une toiture bien aérée sera plus durable et l’isolation n’en sera qu’augmentée. Prenez un instant pour regarder comment la toiture est aérée. Est-ce par un ou plusieurs maximum (type de ventilateur statique)? Des évents de toit? Dans tous les cas, il est important que l’air circule librement, les soffites et les ouvertures dans les pignons doivent donc être dégagés de tous matériaux ou isolants. Maintenant, on peut descendre jusqu’au sous-sol d’où nous terminerons la visite.

7. Présence d’efflorescence

L’efflorescence est ce motif blanchâtre que l’on retrouve dans une surface bétonnée, lorsque cette surface n’est pas cachée par du gypse ou des panneaux préfinis. Si vous en constatez la présence, c’est un signe qu’il y a de l’eau qui demeure en contact avec la fondation et donc que le drainage de celle-ci est peut-être déficient. Une analyse plus approfondie est alors recommandée.

8. Le chauffe-eau

Dans la majorité des cas, c’est au sous-sol qu’on retrouve le chauffe-eau. Est-il loué? Acheté? Quel âge a-t-il? L’âge moyen d’un chauffe-eau varie entre 10 et 12 ans. S’il se situe dans ces âges, il faudra aussi penser à le remplacer, certains assureurs l’exigent d’ailleurs. Pendant que vous y êtes, faites donc un examen sommaire du plancher pour en déterminer la proximité d’un drain de plancher, ça pourrait limiter l’étendue des dégâts advenant un bris éventuel.

9- L’entrée d’eau

Est-ce que la canalisation de l’entrée d’eau est de ¾ de pouces ou est-elle modifiée à ½ pouce juste après la valve? Ce petit ¼ de pouce pourrait faire varier la pression d’eau si plus d’une installation sanitaire est utilisée à la fois. Pour certains, c’est grave, pour d’autres, ce n’est pas prioritaire, mais ça évite les mauvaises surprises en un simple coup d’œil. Finalement est-ce que l’entrée est munie d’un compteur? Si oui, une surtaxe pourrait se retrouver à votre compte de taxes municipales dépendamment de l’utilisation que vous en faites (ex. piscine, spa, famille de 7, arroseurs compulsifs, etc.).

Voilà, si vous vous êtes rendus jusqu’ici dans votre lecture, vous devenez de plus en plus à l’aise dans le domaine, mais puisque tout est sujet à interprétation, laissez cette dernière aux professionnels! Profitez de ce marché d’acheteur et bonnes visites!